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  • Santé sexuelle et reproductive des jeunes: Les élus locaux de Porto-Novo pour un changement de paradigme

    Les chefs de quartiers de Porto-Novo s’engagent à accompagner l’atteinte des objectifs en matière de santé sexuelle et reproductive des jeunes de la ville capitale. Ils ont fait cette promesse à la faveur d’une rencontre d’échanges avec la Fondation Reine Hangbe dans le cadre de l’initiative Voix essentielles. Par   Thibaud C. NAGNONHOU, La nation, A/R Ouémé-Plateau, 20/06/2025

    L’état des lieux et la perception des élus locaux de Porto-Novo par rapport à la Santé sexuelle et reproductive des jeunes étaient au cœur d’une rencontre d’échanges entre ces derniers et la Fondation Reine Hangbe dans le cadre de l’initiative Voix essentielles. Les discussions ont été franches et directes. Les chefs de quartiers ont présenté la situation dans leurs localités par rapport aux questions liées à la santé sexuelle et reproductive des jeunes et aux relations parent-enfant. Le tableau n’est pas reluisant, tant il reste à faire dans le domaine.

    Les élus locaux s’engagent à travailler désormais avec les ONG sous le leadership de la Fondation Reine Hangbe pour qu’ensemble, ils puissent avancer dans une synergie d’action. Il s’agit de faire en sorte que les jeunes n’hésitent plus à se rendre dans les centres de santé et que les parents puissent ouvertement aborder le sujet avec leurs enfants.

    « La discussion a permis de briser les tabous et les chefs de quartiers ont pris l’engagement d’aider désormais à la sensibilisation sur le terrain, à la promotion du dialogue parent-enfant et au bon accueil des adolescents et des jeunes dans les centres de santé où les enfants ont un espace qui leur est dédié et qui garantit la confidentialité », a expliqué Victorine Kemonou, Djitrinou, présidente de la Fondation Reine Hangbe. Pour elle, il est important que les jeunes aient des espaces réservés à eux dans les centres de santé afin de se sentir à l’aise pour bien s’exprimer sur le sujet. « C’est ce que demandent les jeunes, notamment les élèves et apprenties que nous avons rencontrées sur le terrain », apprécie Victorine Kemonou Djitrinou.

    La rencontre avec les élus locaux après celles avec les jeunes, les médias et les autorités municipales de Porto-Novo vient ainsi boucler la série d’échanges prévue en matière de collecte d’informations sur l’état des lieux de la santé sexuelle et reproductive des jeunes à Porto-Novo. Victorine Kemonou Djitrinou espère la concrétisation de ces initiatives, d’ici octobre prochain.

    Brigitte Noudogbessi, cheffe service des Affaires sociales, de l’éducation et de la jeunesse, représentant la mairie, a salué l’engagement de la Fondation Reine Hangbe en faveur d’une vie sexuelle éclairée, responsable et épanouie pour les jeunes avant de rassurer de l’engagement total de la municipalité de Porto-Novo pour l‘atteinte des objectifs avec le soutien des communautés de base.

  • #Rouge sans honte

    #RougeSansHonte

    STOP ET ON CONTINUE

    Pendant plusieurs jours, à travers images, information et motivation, la Fondation Reine HANGBE, a essayé de hisser haut les couleurs de la dignité menstruelle.

    Ensemble, avec vous, nous avons essayé de briser le silence, déconstruire les tabous et affirmer une vérité simple : les menstruations ne doivent jamais être un frein à la vie, à l’éducation, à la santé, à l’épanouissement ou à la dignité humaine.

    🙏 À vous toutes et tous qui avez lu, aimé, partagé, commenté, discuté, sensibilisé autour de vous : merci.
    Vous êtes la preuve vivante que la transformation sociale commence par une parole assumée, une image qui interpelle, un engagement sincère, la solidarité, le sens du partage et du service à la

    📢 15 jours de campagne, cela semble peu pour ouvrir les esprits, changer les habitudes, et surtout faire agir nos gouvernements pour qui l’hygiène menstruelle est loin d’être une priorité.
    Ce n’est donc pas la fin.
    C’est plutôt une invitation à
    ✅continuer d’en parler;
    ✅écouter les filles;
    ✅exiger des politiques menstruelles inclusives;
    ✅soutenir celles qui, chaque jour, luttent pour que la dignité menstruelle soit reconnue comme un droit fondamental.

    Grâce à vous, les visuels partagés ne seront pas juste des souvenirs : ils deviendront des outils de plaidoyer, des déclencheurs de conversation, des graines de changement.

    ✅Continuons à faire de nos voix, des Voix EssentiELLES pour le changement.

    ✅Continuons à disséminer le message autour des menstrues comme partie intégrante de la femme, la citoyenne à part entière.

    ✅Continuons à marcher ensemble vers un monde où chaque fille, chaque femme peut vivre ses menstrues sans honte, ni peur, ni obstacle.

    💪 L’engagement continue

    info@fondationreinehangbe.org

    #RougeSansHonte
    #DignitéMenstruelle
    #MenstruesSansTabou
    #HygieneMenstruelle
    #DroitDesFilles
    #VoixEssentielles
    #FondationReinehangbe

  • Rouge sans honte (Flora DOMENIS)

    Ces derniers temps,  on parle beaucoup de la santé menstruelle, de la stigmatisation et des difficultés d’hygiène auxquelles sont confrontées des millions de filles à travers le monde, privées d’accès à des services essentiels comme l’eau.

    Comment en sommes-nous arrivés là ?

    Comment se fait-il que, sur le continent Africain qui a inventé l’hygiène, la médecine et la chirurgie, nos jeunes filles soient aujourd’hui confrontées à un tel manque ?

    Comment se fait-il que nos cultures matriarcales nous aient laissés tomber au point où les filles ont du mal à prendre soin d’elles-mêmes ?

    Les recherches en ligne sur l’hygiène menstruelle nous rappellent le handicap que représente le manque d’accessoires appropriés pour les jeunes élèves. La stigmatisation et le manque d’hygiène empêchent les élèves d’aller à l’école pendant leurs règles. La multitude d’ONG distribuant des serviettes hygiéniques, sponsorisées par de grandes entreprises, semble être une solution miracle, mais hélas insuffisante voire problématique sur ce sujet.

    Ces produits hygiéniques sont-ils bons pour l’environnement ?

    Comment les éliminer correctement dans des environnements où la gestion des déchets est défaillante ?

    Dans un monde de plus en plus soucieux de l’environnement, nous devrions aborder l’hygiène féminine en Afrique sous un angle différent de la simple distribution de serviettes hygiéniques.

     

    Nous devons aussi aborder réellement la question de la stigmatisation liée aux menstruations en encourageant les femmes à penser comme la publicité le suggère : leurs règles ne doivent pas perturber leur productivité et leur emploi du temps chargé !

    Il est important d’aborder ces sujets d’un point de vue afro-centrique afin d’apporter des solutions durables.

    La société actuelle, attend des femmes qu’elles soient productives. Bien qu’elles ne puissent plus se soustraire à cette attente, il est important de se rappeler ce qu’elles sacrifient et abandonnent pour y parvenir: le Cycle Naturel.

    Les mots clés ici sont Nature et Cycle. La vie moderne ne suit pas le rythme de la Nature et les Cycles ne font pas partie de notre société linéaire, pyramidale et patriarcale.

    Les femmes fonctionnent selon le cycle lunaire de 28 jours, et non selon le calendrier solaire des jours ouvrables. De nombreuses traditions africaines reposaient sur une semaine de 4 jours, avec des jours de marché, des journées au champs, des festivités et des rituels lunaires. Ce cycle était bien plus proche du ventres de nos mères.

    Il est donc important d’explorer ces traditions et de comprendre la science qui les sous-tend. Les calendriers lunaires étaient bien plus précis que les calendriers solaires modernes et ne nécessitaient pas de corrections des années bissextiles.

    Les femmes devraient apprendre à apprécier la beauté de leur cycle et à ne pas avoir honte de l’honorer en privilégiant leur corps plutôt que leur productivité. Si nous étions vraiment cohérentes avec nos droits en tant que femmes, nous exigerions le respect de nos cycles. Malheureusement, nous vivons dans un monde d’hommes, qui pourtant, ne tourne que grâce aux femmes. Il est donc essentiel de trouver un équilibre, ou du moins d’en tenir compte.

    La même attention devrait être portée aux produits que nous utilisons dans le cadre de notre routine d’hygiène. En Occident, on accorde aujourd’hui beaucoup d’importance aux serviettes hygiéniques en coton biologique et 100% biodégradables, aux coupes menstruelles et même aux éponges menstruelles. Ces produits devraient également être disponibles et accessibles en Afrique, compte tenu des lacunes en matière de gestion des déchets, notamment dans les zones rurales, il est regrettable qu’au Bénin, pays grand producteur de coton, nous ne produisions pas nos propres serviettes hygiéniques écologiques et biodégradables.

    Une autre option semble être la coupe menstruelle. Fabriquée à partir de silicones de différentes qualités, et beaucoup la voient comme une alternative sure et écologique aux tampons et autres serviettes: une coupe est généralement à vie. Il n’est donc pas nécessaire d’en acheter une nouvelle à chaque utilisation : il suffit de la vider, de la rincer et de la réutiliser. Néanmoins des voix s’élèvent de plus en plus pour relever les risques liés à  son utilisation. Vigilance donc!!!

    L’utilisation d’éponges est similaire et très répandue dans les régions méditerranéennes.

    Bien sûr, les deux dernières options comme les précédentes, nécessitent un accès à l’eau potable, au savon ou à d’autres nettoyants naturels comme l’alun (largement disponible ici en Afrique de l’Ouest).

    L’hygiène et l’eau vont de pair. C’est pourquoi, il est important qu’en 2025, chaque fille et chaque femme ait accès à l’eau potable. Il est également important que les femmes ayant leurs règles aient accès à des toilettes et/ou à des salles de bain propres. Ce sont des besoins fondamentaux qui devraient être satisfaits par les individus, les familles, les collectivités, voire les gouvernements comme service public.

    Enfin, il est important que chaque fille ait une mère, un.e ainée ou au moins une tante, qui lui rappelle l’importance d’être une femme,le caractère naturel et la bénédiction des règles ainsi que leur signification. Il faut lui rappeler les responsabilités que cette étape de la vie, impliquent et le pouvoir qu’elles confèrent.

    Il faudrait leur rappeler, aux filles et aux femmes, qu’elles ont été couronnées Reines et qu’elles doivent se comporter en conséquence. Il faut leur rappeler que leur souveraineté commence par leur corps,  qu’elles doivent en prendre soin et se purifier (se laver) régulièrement.

    Il faut rappeler aussi que si certaines traditions exigent que les femmes restent à l’écart pendant leurs règles, ce n’est pas parce qu’elles sont impures, mais plutôt parce qu’elles ont un pouvoir incontrôlable. Pendant ses menstrues, une femme se charge magnétiquement ; ce qui fait que son environnement réagit différemment à elle. Ses aliments peuvent ne pas cuire de la même manière et son intuition et ses prières peuvent être plus aiguës. Il y a beaucoup de choses que la science n’a toujours pas découvertes sur le magnétisme, mais nos ancêtres en savaient beaucoup plus. Aujourd’hui, ces informations ont été perdues et remplacées tout simplement par les mots « éloignez-vous ».

    Les femmes devraient se rappeler de leur pouvoir et apprendre à prendre soin de leur corps, leur véritable temple. Ainsi, nous reconnaîtrons à nouveau nos cycles naturels et n’hésiterons plus à prendre un jour ou deux de pause pour nous reposer et nous reconnecter.

    Femmes, aimons notre corps, aimons notre pouvoir.

    Là où une femme est respectée, la paix règne – Proverbe congolais

    Flora Domenis, Thérapeute de psychologie et médicine indigène, Fondatrice de Golden Legacy ONG pour l’épanouissement d’une nouvelle génération d’Africains et la renaissance des cultures Africains

     

  • ROUGE SANS HONTE

    Depuis le 15 mai, la Fondation Reine Hangbe a lancé officiellement une campagne digitale autour de la gestion de l’hygiène des menstrues, pour briser les tabous autour des règles et parler sans gêne ni silence d’hygiène menstruelle.

    Pendant cette campagne, découvrez des informations utiles, des mots vrais et de l’espoir.

    Rejoignez le mouvement. Commentez, partagez, utilisez le hashtag #RougeSansHonte et faites entendre votre voix!

    #RougeSansHonte
    #HygièneMenstruelle
    #StopAuxTabous
    #SantéPourToutes

  • IMPACT DES RÉSEAUX SOCIAUX SUR L’ENFANT, LE COUPLE ET LA FAMILLE

    La Fondation Reine HANGBE vous donne rendez-vous ce mercredi 07 Mai 2025 à 21h sur Google meet pour un webinaire captivant sur le thème : Les réseaux sociaux : quel impact sur l’enfant, le couple et la famille ?

    Deux intervenantes engagées partageront leurs expériences et analyses. Il s’agit de:
    – Edwige BINAZON: Communicante et Animatrice Communautaire, Fondation des Jeunes Amazones pour le Développement

    – Aurore KINDJI: Spécialiste Genre, Fondation Reine HANGBE

    – Modération : Gracia AHOUANDJINOU, Fondation Reine HANGBE

    Lien: meet.google.com/vbe-bswz-jby

    Rejoignez-nous pour mieux comprendre les défis des réseaux sociaux sur nos vies.

  • 𝐂𝐨𝐧𝐟𝐞́𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐭𝐡𝐞̀𝐦𝐞 « 𝐇𝐞́𝐫𝐨𝐢̈𝐧𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞́, 𝐮𝐧 𝐦𝐨𝐝𝐞̀𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬𝐬𝐞 » 𝐚𝐮 𝐥𝐲𝐜𝐞́𝐞 𝐓𝐨𝐟𝐟𝐚 𝟏𝐞𝐫

    𝐂𝐨𝐧𝐟𝐞́𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐭𝐡𝐞̀𝐦𝐞 « 𝐇𝐞́𝐫𝐨𝐢̈𝐧𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞́, 𝐮𝐧 𝐦𝐨𝐝𝐞̀𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬𝐬𝐞 » 𝐚𝐮 𝐥𝐲𝐜𝐞́𝐞 𝐓𝐨𝐟𝐟𝐚 𝟏𝐞𝐫

    La conférence sur les résistances des femmes africaines, organisée par la Fondation Reine Hangbe le 6 décembre 2024, a été un succès inspirant. Animée par le professeur 𝐃𝐢𝐞𝐮𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐆𝐍𝐀𝐌𝐌𝐀𝐍𝐊𝐎𝐔, l’événement a rassemblé plus de 250 participantes.

    L’objectif était de mettre en lumière le courage des héroïnes africaines, d’inspirer et d’encourager la nouvelle génération à s’engager contre les violences faites aux femmes. Les discussions ont permis de réfléchir aux leçons tirées des luttes passées pour renforcer l’activisme actuel contre les violences basées sur le genre.

    Les points abordés étaient :
    📌 les résistances des femmes africaines et de la diaspora telles que NZINGA MBANDI, Luiza MAHIN, Hatchepsout, les Candaces de Nubie, les femmes lors des déportations esclavagistes et biens d’autres
    📌 les droits et devoirs des hommes et des femmes dans la société africaine antiques qui étaient égaux et complémentaires.
    📌 la structuration de la société selon le vrai modèle africain et kemite qui ne laissait aucune possibilité de commettre de violences à l’égard des femmes

    Les filles ayant participé activement savent aujourd’hui que selon la tradition africaine la femme n’a jamais été un être faible, mais divin dont le courage la met au cœur des prises de décisions politiques et institutionnelles
    Aussi ont-elles maintenant les outils nécessaires pour dire stop aux violences de toutes sortes inspirées de ces modèles.

    #16jours
    #stopvbg
    #fondationreinehangbe







  • OCTOBRE ROSE – Prévention du cancer : Manger sain

    Flora Domenis

    (membre de la Fondation Reine Hangbe)

    Notre diète impacte fortement notre santé car nous sommes littéralement ce que nous mangeons. L’organisme humain a la capacité extraordinaire de transformer matières et substances ; les protéines deviennent énergie, les fibres deviennent cellules d’organes… ainsi nous transformons une mangue en une idée, un geste, une civilisation.

    « Que ta nourriture soit ton médicament et que ton médicament soit ta nourriture » Hippocrate.

    Notre diète est donc le point de départ pour transformer notre santé et notre vie.

    Mais comment commencer cela quand nous sommes envahis d’informations souvent contradictoires ? Et quoi faire des conseils ‘scientifiques’ qui semblent changer si drastiquement d’un jour à l’autre ? Que faut-il manger ? Que faut-il éviter ?

    Lorsqu’on regarde vers nos traditions la réponse devient très simple : mange ce que la nature t’offre ! Dans notre entourage tout est utile… lorsqu’on l’utilise avec modération ! Ceci est une règle d’or qui implique utiliser du bon sens et savoir juger les circonstances. Manger sain, c’est manger, oui, c’est avoir une diète variée, riche en fruits, légumes et protéines de bonne qualité. Quand il s’agit d’adopter une diète qui nous assure la bonne santé, il est important de considérer le PH du corps. Les recherches modernes ont montré qu’un environnement acidique est responsable d’inflammation dans le corps. Un état d’inflammation prolongée peut causer l’accumulation de toxines, microbes et virus.

    Pour ce qui concerne le cancer en particulier, un corps malsain est un corps qui favorise la production anarchique de cellules ou qui sortent de leur fonction naturelle. Dans la recherche du cancer, il est aussi démontré que le sucre joue un rôle d’accélérateur dans la dégradation des fonctions cellulaires. Justement, le sucre est aussi une cause d’acidification du corps.

    Dans la diète traditionnelle en Afrique de l’Ouest, il y a très peu d’aliments sucrées et le  sucre raffiné était inexistant. Ceci montre le niveau de connaissance de la biologie humaine pratiquée par nos ancêtres.

    Des autres astuces, à part enlever le sucre de notre régime alimentaire, il faut manger beaucoup de légumes. Pour la plupart, les légumes sont alcalins et réduisent l’acidité du corps. Il faut surtout privilégier les légumes verts, donc les sauces feuilles aussi que le gombo etc.

    Il est important de mentionner que la source de nos protéines devrait être aussi propre que possible. Il est donc important évitez les viandes importées car ils contiennent souvent des taux élevés de produits chimiques, soit sous forme de vaccination ou d’engrais. Malheureusement même dans nos pays, l’économie alimentaire pousse une production de viande de masse, ce qui utilise des engrais chimiques dans la nourriture des animaux , qui en suite entre dans nos plats et peut être très dangereux pour notre santé.

    Choisissez donc les viandes locales, les viandes d’animaux qui mangent aussi sain.

    Finalement, n’oubliez pas que de nos jours tout ce qui est vendu en paquet est toujours mauvais pour la santé. L’industrie alimentaire ne peut exister sans produits chimiques pour la conservation des aliments. Aussi les emballages plastiques jouent-ils un rôle important sur notre santé à cause des micro éléments relâchés qui affectent nos hormones. Pour faire comme nos ancêtres et s’assurer une diète saine, l’Ayurveda nous rappel de considérer les cinq éléments : espace, air, feu, eau et terre.

    • Assurez-vous que chaque repas contient ces éléments,
    • Évitez les produits chimiques,
    • Évitez les sucres,
    • Assurez-vous de la provenance de vos aliments, surtout vos viandes.

    En suivant ces points, vous aurez une diète qui devient votre médicament. Voici un secret millénaire pour inclure les éléments dans votre cuisine :

    Espace : aliments au goût amer (feuilles vertes etc.)

    Air : aliments astringents (fruits verts etc.) et piquant (épices, piments etc.)

    Feu : aliments acides (aliments fermentés, citron etc.)

    Eau : aliments salés (sel)

    Terre :  aliments blancs (igname, manioc, maïs etc.)

    Pour conclure, voici des exemples de recettes pour mettre en pratique les idées ci-dessus :

    I.Légumes au curcuma (pour 2 personnes)

    ½ Choux (astringent)

    1 poivron vert (amère)

    2 oignions rouge (doux)

    3 carottes (doux)

    200g haricots verts (astringent)

    2 cuillères de Persil hachée (amère)

    100g viande de soja ou viande de votre choix frit (fermenté)

    Épices : sel, piment vert, curcuma, gingembre, ail, Laurier, clou de girofle

    Faites blanchir les haricots verts dans de l’eau bouillante pendant 5 minutes, mettre de côté.

    Écrasez les épices selon les proportions de votre choix et mettre de côté.

    Découpez les légumes en julienne ( en bâtonnet),

    Ajoutez les épices écrasées,

    Faites revenir dans un peu d’huile de tournesol ou de l’huile de coco.

    Dès que les oignions commencent à devenir transparents,

    Ajoutez les haricots verts et un 1/2  verre de leur eau de cuisson.

    Ajouter la viande de soja ou la viande de votre choix (assurez-vous que toutes viandas soit déjà cuite avant cette étape).

    Faites cuire le tout pendant 5 minutes en remuant souvent.

    Ajoutez les 2 cuillères de persil et éteindre le feu,

    Laissez reposer quelques instants avant de servir avec du couscous ou de l’akassa.

    II.Salade Verte (pour 2 personnes)

    2 têtes de laitue (astringent)

    4 tomates coupées en dés (acide)

    1 petit oignon coupé en dés fins (doux, piquant, astringent)

    2 carottes râpées (doux)

    1 betterave râpée (doux)

    ½ concombre coupé en dés (amer)

    Jus d’un citron ou vinaigre à gout (acide)

    1 cm gingembre râpé (piquant)

    Olives noires (amer et salé)

    1 avocat coupé en dés

    2 œuf cuits coupés en quatre

    Sel et huile d’olive selon votre goût

    6 feuilles de Basilic (amer)

    Voici donc une simple salade au goût nature que vous pouvez accompagner d’igname frite, ou du pain pour un déjeuner sain et complet.

    Ajoutez simplement tous les ingrédients dans un bol/saladier, Mélangez bien et bon appétit !

    « Celui qui extrait le miel d’une pierre, ne doit pas se plaindre de l’état de sa hache » Adage Yoruba

     

    Flora Domenis (Thérapeute de psychologie et médecine indigène, Fondatrice de l’ONG Golden Legacy pour l’épanouissement d’une nouvelle génération d’Africains et la renaissance des cultures Africaines)

  • RÉSILIENCE

    Ursule Noémie ARINLOYE (Lady Una), Écrivaine slameuse

    Résilience, tel est mon nom!

    Quant aux aurores, je scrutais l’horizon,

    Espérant y trouver réponse à mes questions,

    Quand dans la noire nuit, de peur, je tremblais,

    Quand mon souffle, de douleur se coupait,

    Résilience, tel est mon nom!

    Je n’ai jamais trop aimé les surprises,

    Pourtant, dans mon sein, la vie a caché cet immonde cadeau

    Maladresse ou méprise ?

    L’univers n’est pas sans défauts.

    Petit ganglion inoffensif, je supposais,

    Arme de destruction, elle s’avéra.

    C’est drôle, comme on se lève,

    Planifiant l’année qui suit,

    Et à l’heure où s’achève

    La course du soleil dans la nuit,

    Le jour d’après se révèle incertain.

    J’abritais la mort dans mon sein.

    Résilience, tel est mon nom!

    Mammographie – IRM – Biopsie

    Que de termes techniques

    Pouvant décider de ma vie!

    Que d’expressions scientifiques

    Pour dire que mon corps me trahit!

    Que de détours pour m’annoncer,

    Qu’il faudra m’amputer, d’une part de ma féminité,

    Me priver d’un symbole de ma maternité.

    Résilience, tel est mon nom!

    J’ai encore dans la bouche

    Le goût métallique laissé par la chimio,

    Mes cheveux tombant par touffe,

    Quand sous la douche,

    L’eau glissait sur ma poitrine désormais plate et brûlante.

    Résilience!

    Sous ce noir ciel orageux,

    Qui menaçait ma survie,

    J’ai refusé de me terrer chez moi.

    J’ai choisi de vivre, j’ai choisi la vie.

    J’ai décidé de me battre et de danser sous la pluie.

    Le cancer est mon cadeau,

    Celui par qui j’ai découvert,

    Combien immense était mon cœur,

    Combien énorme était ma force.

    Le cancer est l’instrument

    Qui, à travers mes larmes, m’a à moi-même révélé,

    M’a ouvert d’autres dimensions de ma féminité,

    A donné un sens nouveau à l’éternité,

    Résilience, tel est mon nom.

    Lady UNA, écrivaine slameuse

     

  • Octobre Rose: Et si on parlait du droit à la santé…? Par Laurianne KINDJI



    Laurianne KINDJI, Juriste spécialiste en DSSR et Egalité de Genre
    Selon la loi  n° 2022-17 du 19 octobre 2022 portant modification de la loi n° 2020-37 du 03 février 2022 portant protection de la santé des personnes en République du Bénin,  la santé est un droit fondamental de la personne humaine qui consiste en un état de complet bien-être physique, mental et social. Elle ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité

    Savais-tu que:

    – La protection de la santé des personnes vise à garantir la réalisation du droit à la santé pour tous et à contribuer à la promotion du renforcement du capital humain dans une approche multisectorielle. Elle garantit notamment à cet effet, les principes de bonne moralité, de probité, d’éthique, d’équité, de dévouement et de responsabilité indispensables à l’exercice des professions de la santé en vue de s’assurer le bien-être des populations.

    – La Politique Nationale de Santé (2018-2030) a pour but de garantir à toutes et à tous, une bonne santé pour la promotion du bien-être des population selon le cycle de vie.

    – La politique nationale de santé a des axes stratégiques très intéressants dont :

    • Orientation stratégique 2 : Prestation de service et amélioration de la qualité des soins : il s’agit de renforcer la prévention, la lutte contre les maladies et d’améliorer la qualité des soins à divers niveau de la pyramide sanitaire
    • Orientation stratégique 3 : valorisation des ressources humaines en santé

    Cette orientation vise à assurer la disponibilité des ressources humaines qualifiées et motivées conformément aux normes à tous les niveaux de la pyramide sanitaire

    – La politique sanitaire du Bénin promeut l’équité en santé c’est-à-dire l’absence de différence évitable ou remédiable entre différents groupes de personnes, qu’ils soient définis selon des critères sociaux, économiques, démographiques ou géographiques. L’absence d’équité en matière de santé va donc au-delà des simples inégalités relatives aux déterminants de la santé, à l’accès aux ressources nécessaires pour améliorer la santé ou la conserver ou la conserver ou aux résultats en matière de santé.

    Tout cet arsenal juridique non exhaustif qui garantit à tout citoyen la libre et pleine jouissance de son droit à la santé.

    Sur des maladies spécifiques comme le cancer du sein, que dit l’Organisation Mondiale de la Santé (l’OMS) ?

    Selon l’Organisation Mondiale de la Santé : En 2022, le cancer du sein a provoqué 670 000 décès dans le monde.

    • Environ la moitié des cancers du sein apparaissent chez des femmes qui ne présentent aucun facteur de risque spécifique autre que le sexe et l’âge.
    • Dans 157 pays sur 185, le cancer du sein était la première cause de cancer chez les femmes en 2022.
    • Le cancer du sein est présent dans tous les pays du monde.
    • Les hommes représentent à peu près entre 0,5 % et 1 % des personnes touchées par un cancer du sein.

    Il est important de s’informer et de mettre tout en œuvre en vue de la réalisation du droit à la santé : Demande de l’offre, plaidoyer, sensibilisation, vulgarisation des textes de lois. Le mois d’octobre, permet de mettre en lumière ce mal qui touche plus de femmes que d’hommes à savoir le cancer du sein. Cette lutte au-delà d’un mois qui lui est dédié doit être continue en vue de préserver la femme contre cette vulnérabilité et d’outiller sur les réflexes à avoir face à un état de santé défectueux. Se basant sur le cadre juridique national, on peut par les voies légales, demander à l’état de pallier les insuffisances de la mise en œuvre du droit à la santé et soutenir l’État dans ses actions,

    L’environnement juridique international est aussi un puissant moyen pour obliger l’État à assumer son obligation de promouvoir, respecter et mettre en œuvre le droit à la santé. Ce mal touchant beaucoup plus les femmes que l’homme, il est important de souligner que  la Convention contre l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (18 décembre 1979) ratifiée par le Bénin, en son article 12 stipule que  «  Les Etats parties prennent toutes les mesures appropriées pour éliminer la discrimination à l’égard des femmes dans le domaine des soins de santé en vue de leur assurer, sur la base de l’égalité de l’homme et de la femme, les moyens d’accéder aux services médicaux, y compris ceux qui concernent la planification de la famille ». Plus loin l’alinéa 12b oblige les Etats à faciliter l’accès des femmes aux services adéquats dans le domaine de la santé, y compris aux informations, conseils et services en matière de planification de la famille.

    Dans notre contexte régional, en Afrique, le protocole de MAPUTO oblige les États à préserver la vie et l’intégrité et à la sécurité des femmes. Ainsi, l’article 4 stipule que toute femme a droit au respect de sa vie, de son intégrité physique et à la sécurité de sa personne. Toutes formes d’exploitations, de punition et de traitement inhumain ou dégradant doivent être interdites.

    Toute femme à droit au respect de la dignité inhérente à l’être humain, à la reconnaissance et à la protection  de ses droits humains légaux, au respect de sa personne et au libre développement de sa personnalité.

    Au plan juridique national, l’article 5 nouveau de la loi 2022-17 du 19 octobre 2022 portant modification de la loi n° 2020-37 du 03 février 2022 portant protection de la santé des personnes en République du Bénin stipule que le droit à la santé est un droit fondamental. Le système sanitaire garantit par tous les moyens appropriés, la protection de la santé de la population, l’équitable accès aux soins, le droit aux soins adéquats et à la continuité des soins.

    L’article 6 nouveau de la même loi donne le droit d’être informée sur son état de santé. A ce titre, la personne malade à le droit :

    – au respect de sa vie privée et de sa dignité ;

    – à l’information et au respect de la confidentialité ;

    – à l’expression de sa volonté, notamment par rapport au choix du médecin, à la participation à la décision médicale, au soulagement de la douleur ;

    – à l’expression de ses réclamations et de ses plaintes ;

    – à la qualité et à la sécurité des soins;

    – à accéder à son dossier médical.

    C’est ton devoir donc d’informer autour de toi sur le droit à l’accès à l’information en matière de santé. Se rendre dans un centre de santé pour s’informer est déja un pas positif.

     Connaître ses droits en matière de santé, oui, mais renforcer la prévention est tout autant pertinent.

    Lorsque tu remarques les symptômes suivants ou autour de toi, alors n’hésite pas à te rendre dans un centre de santé ou à accompagner toute personne dans le cas au centre de santé en vue d’un dépistage précoce de cette maladie :

    • Une masse ou un épaississement dans le sein, souvent indolore,
    • Un changement de la taille, de la forme ou de l’apparence du sein,
    • Des fossettes, des rougeurs, une peau d’orange ou d’autres changements cutanés,
    • Une modification de l’apparence du mamelon ou de la peau qui l’entoure (aréole),
    • Un écoulement mamelonnaire anormal ou sanglant.

    Mais n’oublie surtout pas que selon l’article 45 nouveau de la loi 2022-17 du 19 octobre 2022 portant modification de la loi n° 2020-37 du 03 février 202 portant protection de la santé des personnes en République du Bénin, « chaque individu, à l’occasion de l’utilisation des services de santé, fait preuve de responsabilité, de discipline, de probité, d’esprit d’équipe, de dévouement, d’équité, de transparence et d’intégrité ».  Il est de ton devoir de coopérer avec tous les autres parties prenantes du système de santé pour la disponibilité d’une offre de soins et la dispensation de service de santé de qualité.

  • Lutte contre le cancer dans le système reproductif des femmes : un point de vue alternative Par Flora Domenis

    Au 21ème siècle, 18% des décès de la population Mondial est causé par le cancer (https://ourworldindata.org/causes-of-death.

    Jusqu’à 7,3% de ceux-là sont liés au système reproductif des femmes avec encore 11,6% pour ce qui concerne le cancer du sein (https://acsjournals.onlinelibrary.wiley.com).

    La définition du mot « cancer » désigne des maladies très différentes les unes des autres. Le cancer se traduit par une multiplication anarchique de cellules qui forment une tumeur maligne (https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/cancers/definition-processus-developpement).

    Comment se passe-t-il ? Comment arrive-t-il que notre corps produise des cellules « anarchiques » ?

    Médicalement ceci n’est toujours pas très clair bien qu’il y ait plusieurs théories qui ont développé plusieurs méthodes de traitement. Malheureusement ces traitements sont toujours très invasifs et ne garantissent pas la guérison. Le cancer reste ainsi une maladie sans cure définitive, selon la médicine allopathique.

    Cependant, essayons d’explorer dans ce petit article, quelques idées alternatives qui prennent en considération la totalité de l’être humain, en ce cas spécifique, l’espèce féminin.

    Depuis la nuit des temps, nos ancêtres privilégiés d’une connaissance universelle intuitive, nous ont tous transmis que l’être humain est une créature divine, doté d’un corps, un mental et un esprit qui se manifeste á travers les émotions.

    La santé du corps est une science que nous avons développé de façon constante depuis que nous nous sommes organisés en une espèce civilisée. Aujourd’hui la médicine a fait de très gros pas mais déjà il y a plus de 3000 ans, il y a déjà des preuves de connaissance dans plusieurs domaines, y compris la chirurgie.

    Lorsqu’on parle de cellules « anarchiques », il faut d’abord comprendre ce qui est l’ordre naturel de nos fonctions physiques. Ceci nous indiquera un protocole préventif à suivre.

    Nos ancêtres nous parlaient de vivre selon les rythmes naturels, en harmonie avec les éléments alors qu’au 21ème siècle, la société dicte un rythme bien différent et qui malheureusement coïncide avec l’apparition de cette épidémie qu’est le cancer. Il suffit ici de penser à la manière dont la lumière électrique a changé nos horaires de travail et de sommeil.

    Une bonne diète à base d’ingrédients bio et naturels ainsi qu’un sommeil régulier, peuvent fortifier le système immunitaire et l’équilibre hormonale très important pour la santé au féminin.

    Le stress est aussi un aspect important à considérer lorsqu’on fait attention à sa santé physique. Le stress est aussi un élément capital dans la santé mentale.

    Mente sana in corpore sano – Un mental sain dans un corps sain ; les deux vont de paire

    La santé mentale se maintient lorsqu’on a un bas niveau de stress, un bon emploie de notre temps pour les domaines et les personnes importantes dans notre vie, ce qui nous donne une sens globale de bonheur et satisfaction.

    Le troisième aspect de notre trinité de santé est le côté spirituel et émotionnel de notre existence.

    Sur le plan physiologique, le corps féminin est biologiquement différent du masculin, donc demande une attention différente en termes d’entretien et d’hygiène. Nos différences biologiques marquent aussi une différence sur le plan mental : les hormones, testostérone, estrogène et progestérone, sont les auteurs de nos différentes façons de concevoir la vie en tant qu’hommes et femmes.

    Lorsqu’on considère l’aspect spirituel, on entre dans le domaine de la philosophie primitive de nos ancêtres, une conscience cosmique de la création. Dans cette vision, ce qui existe dans l’inverse se trouve aussi sous la forme de l’être humain. Nos cellules représentées par les planètes, nos organes représentés par les systèmes solaires, notre système endocrinien par le soleil et la force équivalente de transformation et source de vitalité. Dans tout cela, la femme représente la force qui donne la vie, celle qui la maintient et la transforme. C’est une force divine que nos ancêtres connaissaient très bien, jusqu’au point de fonder nos premières civilisations à cette image : les empires matriarcaux.

    En Afrique l’héritage de ceci est illustre par le respect de la figure maternelle et la reconnaissance de notre terre au féminin, Mama Afrika.

    Lorsqu’on fait référence á la force créatrice, on ne parle non seulement de l’aspect reproductif des femmes, mais aussi de notre capacité à créer l’art, la musique et les mesures, tout en utilisant notre pouvoir féminin et nos cycles biologiques liés à la mathématique parfaite de la Lune.

    Bien que nous vivions désormais dans une réalité contemporaine qui est très patriarcale, il est important de garder notre culture originelle et valoriser l’importance de l’énergie féminine qui s’incarne dans la femme. Quelque soit le niveau auquel elle choisit de s’émanciper pour faire partie du courant modèle moderne, il est fondamental que la femme s’éduque sur son pouvoir féminin. Ce dernier est un parcours nécessaire pour que la femme puisse garder l’homéostase de sa raison d’être et donc sa valeur spirituelle.

    Selon l’Ayurveda, système médical ancestral de l’Inde, il existe le concept du Rasa. Ce mot porte plusieurs significations : goùt, joie, plasma, sucré, système immunitaire, l’eau des organes sexuelles (eaux de reproduction masculine et féminin), musique.Avec un seul mot, ces ancêtres ont su décrire l’importance de nos organes reproductifs et leur influence sur les aspects artistiques et sensuelles de notre vie.

    Lorsqu’on considère l’importance du rôle spirituel de la femme et on ajoute cette perspective du mot Rasa, on comprend l’importance des organes reproductifs féminins et pourquoi il est fondamental de valoriser nos cycles naturels avec le plus haut respect, voir sacralité. L’absence de cette considération dans la société moderne est la cause d’un mal d’être que seul notre subconscient est capable de percevoir et nous transmettre à travers la rébellion « anarchique » de nos propres cellules.

    Voici quelques conseils pour un bon régime de santé au féminin :

    Thé :Infusion de graines de fenouil, coriandre et cumin (1 culière a café de chaque pour 1l d’eau). Chaud ou froid, buvez librement pour équilibrer vos hormones ; c’est aussi très utile pour prévenir les crampes menstruelles. En tisane, le basilic et le bissap entre autres sont aussi recommandes.

    Éviter boissons sucrées, gazeuses, alcoolisées et excessivement fraiches.

    Alimentation :Une diète riche en soupes liquides (voir soupe de poisson, « pepe soupe ») ; légumes en racine comme carottes, betteraves mais aussi igname et patate douce. Évitez tous les aliments industriels et les OGM.

    Exercices : Dance du ventre, dance des hanches, étirements des hanches, postures de relaxation.

    Affirmation : « J’aime être Femme, j’aime mon corps et j’accepte ma capacité de créer mon bonheur ».

    Je souhaite à toutes un bon mois de conscientisation sur la santé des organes reproductifs des femmes et la prévention du cancer á travers une vie saine et équilibré dans la recherche du bonheur. Que la paix soit avec vous.

    « Si vous éduquez une femme, vous éduquez une nation entière ». James Emmanuel Kwegyir Aggrey, intellectuel et missionnaire ghanéen